Renard

Le renard est l’un des mammifères sauvages les plus persécutés en France. En plus d’être chassable, il est classé « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans la quasi-totalité du territoire français, selon une conception archaïque qui ne tient pas compte des données scientifiques récentes et contre laquelle l’ASPAS se bat depuis toujours.

LA RAISON DE NOTRE COMBAT

Lorsque l’ASPAS a fait le choix de prendre le renard pour emblème, il y a 40 ans, c’était quelque peu gonflé. Le renard était en effet perçu à l’époque comme une sale bête enragée voleuse de poules. Les campagnes que nous avons menées toutes ces années ont permis de faire évoluer la perception que le grand public se fait du canidé.

Renard

Stop au massacre des renards !

L’ASPAS demande le retrait du renard de la liste des ESOD (« espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ») dans tous les départements français et une réforme en profondeur de son statut d’espèce chassable (interdiction de la chasse d’été, de la chasse en temps de neige, de la chasse à courre et du déterrage).

Historique de la campagne

Les études scientifiques démontrant les nombreux bénéfices écologiques, sanitaires et même économiques des renards se multiplient.

Loin de favoriser la propagation des maladies, ils permettraient au contraire de les freiner et contribuent à l’assainissement des écosystèmes en éliminant les animaux malades et les cadavres.

En tant que prédateurs de petits rongeurs (campagnols, mulots, etc.) souvent responsables de dégâts dans les cultures et les prairies, les renards sont des auxiliaires naturels et non polluants des agriculteurs, contrairement aux poisons coûteux et non sélectifs largement utilisés. Ils participent également à la diversité végétale, par la dissémination, via leur pelage et leurs déjections, de graines des baies et des fruits qu’ils consomment.

De même, au fil des années paraissent de plus en plus d’études dénonçant l’inutilité et même la contre-productivité de cette tuerie massive.

Les renards sont des êtres sensibles, qui jouent un rôle primordial au sein des écosystèmes. La persécution dont ils sont victimes est cruelle, injustifiée et même contre-productive. Une large majorité des Français et des Françaises partagent ce point de vue, et s’opposent notamment à leur déterrage. 

1988
1989
1990
2001
2002
2012
2014
2015
2016
2017
2019
2020
2021
2023
2025

1988

Création de la liste officielle des espèces « nuisibles » sur laquelle figure le renard (entre 90 et 92 départements le classent ainsi chaque année)

1989

Lancement de l’Action Renard par l’ASPAS et édition de la brochure « Le renard et la rage »

1990

Campagne de vaccination orale des renards contre la rage dans 22 départements

2001

Le Journal Officiel annonce que la rage vulpine a disparu de France

2002

L’Année du Renard pour l’ASPAS

2012

Recours de l’ASPAS sur les ESOD devant le Conseil d’État.

Réforme de la règlementation ESOD : interdiction de l’utilisation de produits toxiques.

2014

Encadrement de la vénerie sous terre (interdiction des pinces vulnérantes et des championnats).

Manifestation contre le massacre des renards dans le Nord durant les “Ch’tis fox days”.

2015

Lancement de la campagne juridique contre les arrêtés préfectoraux autorisant des tirs de nuit de renards.

Interdiction de l’enfumage des terriers de renards ; interdiction de détruire les renards dans les zones où sont menées des luttes chimiques contre
les micromammifères.

Recours de l’ASPAS sur les ESOD devant le Conseil d’État.

2016

 Le renard passe de « nuisible » à « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ce qui ne change rien à son sort)

2017

Colloque renard organisé par l’ASPAS et adoption de 5 motions. Télécharger le pdf

2019

Demande de déclassement de la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » adressée au ministère de la Transition écologique par l’ASPAS, One Voice et Anymal.

Recours de l’ASPAS sur les ESOD devant le Conseil d’État.

2020

Démarrage de la campagne territoriale ESOD dont l’objectif est d’amener la preuve en préfecture (via les CDCFS) de la « non nuisibilité » du renard (récolte de déclarations de non-dégât en vue du renouvellement en 2023 de la liste triennale du classement ESOD, actions envers les maires, sensibilisation des citoyens et argumentaires en faveur de la cohabitation).

2021

Juillet 2021 : Suite au recours en Conseil d’État contre l’arrêté ministériel classant les espèces pour la période 2019-2021, déclassement du renard dans 4 départements (91,78, 77 et une partie des Vosges)

Novembre 2021 : Report de la liste triennale à 2023, justifié par les élections présidentielles.

2023

Recours de l’ASPAS sur les ESOD devant le Conseil d’État.

2025

Retrait partiel du renard dans 3 départements et interdiction de son déterrage dans 11 départements à la suite du recours de 2023 devant le Conseil d’État.

Agir à nos côtés

Stoppons le massacre, déclassons la cruauté !

Si vous êtes agriculteur, aviculteur, forestier, éleveur ou propriétaire d’un élevage domestique, et favorable à la présence du renard, envoyez votre témoignage à l’ASPAS en remplissant une déclaration de non-dégât. Vous pourrez y insister sur le fait que vous ne subissez aucun ou peu de dommages car votre exploitation est correctement protégée (clôture, effarouchement, autres astuces). Votre témoignage nous sera très utile, notamment dans le cadre de notre volonté de déclasser le renard de la liste mortifère des ESOD !

Proposer à votre maire de demander au préfet de supprimer de la liste Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD) les espèces classées sur sa commune mais également de transmettre les déclarations de non-dégât à ses administrés. Pour vous aider voici une lettre type. 

L’ASPAS sensibilise l’opinion publique à l’utilité de chaque espèce animale à travers ses brochures, ses campagnes et son magazine Goupil.

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